Un centre de demandeurs d'asiles à St-Lys

Publié le par Nicolas Rey-Bèthbéder

Un centre de demandeurs d'asiles à St-Lys

MOTION DES CONSEILLERS MUNICIPAUX SAINT-LYSIENS DE LA MINORITÉ

SUR L'OUVERTURE D'UN CPAR.

 

Cette motion proposée par les groupes Imagine Saint-Lys, Saint-Lys en vie et par le conseiller municipal indépendant J.-P. Michas, du lundi 11 octobre 2021, sera adressée au préfet de la région Occitanie.

 

 

 

Dans un an l'EHPAD la Joie de Vivre va quitter Saint-Lys. Après l'achat de ces locaux par une société privée, un Centre de Préparation Au Retour (CPAR) pour demandeurs d'asile déboutés, d'environ 130 personnes, va alors s'ouvrir.


Nous sommes profondément humanistes et nous sommes tous particulièrement sensibles à la détresse de ces femmes et hommes. Après deux rencontres avec le M. le maire et son premier adjoint, il est naturellement apparu un consensus pour légitimement s'opposer à ce projet dont la dimension ne correspond malheureusement pas aux possibilités d'intégration de notre commune déjà fragile.

 

Suite à la proposition de M. le maire de Saint-Lys de se rejoindre sur une motion commune sur le CPAR, nous, conseillers municipaux de la minorité, ne pouvons pas adhérer finalement à cette démarche de la majorité municipale, pour les raisons suivantes :

 

-Depuis plus de deux ans, la passivité de la municipalité actuelle a abouti au départ de l'EHPAD la Joie de Vivre à Fonsorbes. Malgré les promesses d'associer les anciens maires en 2019, pour le maintien de notre maison de retraite à St-Lys, nous n'avons eu aucune nouvelle, malgré nos demandes réitérées en conseil municipal. Sans ce transfert de la maison de retraite, le sujet du CPAR Saint-Lysien n'existerait pas.

 

-D'autre part, une fois ce transfert acté, la municipalité a fait preuve d'inactivité en ne cherchant pas de réaffectation. Les propositions alternatives, contenues dans la motion de M. le maire, n'actent que l'échec de la reconversion du site de la Joie de Vivre. Là où il y aurait pu y avoir une maison de santé, une ADMR, des services sociaux ou encore un foyer logement pour des personnes âgées dépendantes, nous avons un CPAR imposé par l'État.

 

-De plus en juin 2021, quand M. le maire a appris l'implantation d'un CPAR, cette information capitale a été gardée secrète plus de trois mois alors que l'intérêt général de Saint-Lys est en jeu.

 

-Une fois connue la possibilité de l'implantation d'un CPAR, la municipalité n'a rien fait pour résoudre efficacement ce problème : Aucun CPAR existant n'a été visité, aucun renseignement sur les moyens juridiques de s'opposer à son implantation n'a été pris, aucune consultation sérieuse de responsables politiques n'a été faite.

 

-Enfin, cette motion nous apparaît être qu'une manœuvre politicienne pour éviter à M. le maire de prendre ses responsabilités dans l'échec du dossier de l'EHPAD de la Joie de Vivre. Nous ne pouvons pas partager le poids de l'inaction municipale en votant votre motion envoyée deux jours avant le vote.

 

-Gouverner étant prévoir, nous déplorons ces manquements qui risquent de changer négativement le cours de l'histoire locale.

 

 

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