5 6 26 : un conseil municipal qui pose question

Publié le par Nicolas Rey-Bèthbéder

5 6 26 : un conseil municipal qui pose question
Un conseil municipal de St-Lys à 9H du matin qui fait débat

 

Compte-rendu Saint-Lys Avenir du CM du vendredi 5 juin 2026.

Début à 9h et fin à 9 h 30.

 

Le conseil municipal extraordinaire du vendredi 5 juin 2026 n'avait qu'un seul point à l'ordre du jour : la désignation des suppléants appelés à remplacer les conseillers municipaux empêchés lors de l'élection des sénateurs du 27 septembre prochain.

Une séance courte – à peine trente minutes – mais qui a donné lieu à un échange intéressant sur les conditions d'exercice du mandat de conseiller municipal.

Dès l'ouverture de la séance, les élus des groupes d'opposition ont fait part de leur étonnement concernant l'horaire retenu : 9 heures du matin un jour ouvrable. Une heure peu compatible avec la vie professionnelle de nombreux élus, alors même que la plupart des communes organisent leurs conseils municipaux en fin de journée.

Au nom de Saint-Lys Avenir, nous avons rappelé que cette situation avait déjà suscité des interrogations et que le maire avait justifié son choix en faisant référence au conseil municipal du 10 juillet 2020 consacré notamment à la désignation des grands électeurs pour les sénatoriales.

Or la consultation du compte rendu publié à l'époque par le Canard de l'Ayguebelle apporte quelques précisions utiles. On peut le retrouver ici en cliquant ici.

On y apprend notamment que ce conseil s'était tenu à 8 heures du matin et que M. Thierry Bertrand étaient absent...

Lors du conseil du 5 juin 2026, nous avons donc fait remarquer que les circonstances de 2020 étaient particulières et qu'à l'époque les élus aujourd'hui majoritaires ne semblaient pas eux-mêmes apprécier les horaires très matinaux.

Le maire a répondu que ce conseil ne comportait qu'une seule délibération, que les contraintes des uns et des autres avaient été prises en compte et que les élus disposent d'heures de délégation pour participer aux activités municipales. Il a également affirmé avoir été présent au conseil du 10 juillet 2020 ce qui est un mensonge.

Serge Deuilhé a pour sa part estimé que les 10 h 30 d'heures de délégation trimestrielles dont disposent les conseillers municipaux devraient plutôt être consacrées à l'étude des dossiers de fond qu'à un conseil essentiellement réglementaire.

Au-delà de cette discussion, le vote lui-même n'a donné lieu à aucune surprise. Les deux groupes d'opposition n'ont pas présenté de liste de suppléants, considérant que l'élection sénatoriale constitue une obligation légale pour les conseillers municipaux. Une seule liste, présentée par la majorité En action pour Saint-Lys , était donc en présence.

Sur 28 votants, la liste de la majorité a obtenu 20 suffrages exprimés. Huit bulletins blancs ont été comptabilisés.

Ce conseil restera donc moins dans les mémoires pour son unique délibération que pour le débat qu'il a suscité sur la participation des élus actifs à la vie municipale. Une question qui mérite sans doute réflexion à l'heure où les collectivités peinent parfois à susciter des vocations et à concilier engagement citoyen, vie familiale et activité professionnelle.


 

CR de Nicolas Rey-Bèthbéder,

Pour Saint-Lys Avenir.

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