LGV Toulouse–Narbonne : une nécessité
LGV Toulouse–Narbonne : une nécessité pour l'Occitanie et Saint-Lys.
L'appel lancé récemment les maires de Montpellier et de Barcelone, Michaël Delafosse et Jaume Collboni, pour achever enfin la liaison à grande vitesse entre Montpellier et Barcelone est un signal fort. Treize ans après la mise en service de la ligne Barcelone–Perpignan, le maillon français reste inachevé. Cette situation est incompréhensible alors que cet axe constitue l'un des grands corridors ferroviaires européens.
Pour nous, Occitans, cette actualité doit aussi remettre au premier plan une autre urgence : la réalisation de la LGV entre Toulouse et Narbonne. Sans elle, Toulouse demeure en marge du grand axe méditerranéen qui relie la Catalogne, le Languedoc et, au-delà, l'ensemble de l'Europe. C'est toute l'Occitanie qui se trouve pénalisée.
Depuis des décennies, notre région souffre d'un sous-investissement chronique de l'État dans les infrastructures ferroviaires. Alors que d'autres territoires ont bénéficié de lignes à grande vitesse, la métropole toulousaine reste insuffisamment reliée à la façade méditerranéenne. Cette situation freine le développement économique, les déplacements, les échanges universitaires, le tourisme et la transition écologique.
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La LGV Toulouse–Narbonne ne constitue pas seulement un projet de transport. C'est un projet d'aménagement du territoire et un véritable projet de cohésion pour l'ensemble de l'Occitanie. Elle permettrait également de renforcer les liens naturels qui unissent depuis des siècles les terres occitanes et la Catalogne. Nos deux peuples partagent une histoire méditerranéenne, des échanges commerciaux anciens, des proximités linguistiques et culturelles, ainsi qu'une volonté commune de s'ouvrir sur l'Europe. Faciliter les déplacements entre Toulouse, Narbonne, Perpignan, Gérone et Barcelone, c'est aussi donner un nouvel élan à cette communauté de destin qui dépasse les frontières administratives.
Tout au long de mon mandat de conseiller communautaire du Muretain Agglo, de 2020 à 2026, j'ai constamment soutenu la réalisation de cette infrastructure. J'ai toujours défendu l'idée que le sud toulousain et l'ensemble de notre territoire avaient besoin d'une ouverture rapide vers la Méditerranée et vers Barcelone. Cette conviction, je l'ai portée dans les débats communautaires comme dans les colonnes du Canard de l'Ayguebelle. Les infrastructures ferroviaires structurantes ne sont pas des dépenses de prestige : elles conditionnent l'attractivité, l'emploi et la qualité de vie des générations futures.
L'appel des maires de Montpellier et de Barcelone doit donc être entendu jusqu'à Toulouse. Il ne s'agit pas seulement de terminer une ligne : il s'agit de construire une véritable colonne vertébrale ferroviaire pour l'Occitanie, capable de relier efficacement l'Atlantique à la Méditerranée et de replacer notre région au cœur des échanges européens.
Parce que l'Occitanie ne doit plus être un cul-de-sac ferroviaire mais un carrefour entre la péninsule Ibérique et le reste de l'Europe, il est temps que l'État fasse de la LGV Toulouse–Narbonne une priorité nationale. C'est une exigence pour notre économie, pour notre environnement et pour l'avenir de notre territoire. C'est aussi une manière de renouer, par le rail, les liens séculaires qui unissent l'Occitanie et la Catalogne, deux territoires tournés depuis toujours vers l'échange, l'innovation et l'ouverture sur l'Europe.
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